Nos contes du pourquoi

Nous avons commencé à écrire des contes du "pourquoi" aussi appelés contes des origines ou contes étiologiques. Ces histoires, orales ou écrites, ont pour but de donner une explication imagée à un phénomène ou une situation dont on ne maîtrise pas l'origine. Par exemple : Pourquoi les girafes ont un long cou ?

Chaque enfant a choisi son animal et sa particularité et s'est ensuite lancé dans l'écriture et l'illustration de son conte afin de confectionner un recueil sous forme de livre !

Nous saurons donc maintenant pourquoi les serpents n'ont pas de pattes, pourquoi les éléphants ont de grandes oreilles, pourquoi les tigres ont des rayures, pourquoi le cochon a une queue en tire-bouchon ou encore pourquoi les pandas ont des taches !

La suite au prochain épisode ... En attendant, voici un peu de lecture !

Pourquoi le sapin garde ses feuilles en hiver ? Sarah Cone Bryant, Ed. Nathan Un jour de novembre, alors qu'il faisait très froid, un petit oiseau, qui avait une aile cassée, cherchait un abri contre la bise, dans la forêt voisine. Au bouleau qui balançait son tronc d’argent, il a demandé :

-Joli bouleau, voulez-vous me laisser vivre dans vos branches jusqu’au printemps prochain ?

-Non, dit le bouleau, j’ai bien assez de mes branches à porter. Va-t-en ! Le petit oiseau s’en est allé, voletant et sautillant, jusqu’au chêne touffu :

-Grand chêne, voulez-vous me laisser vivre dans vos branches jusqu’au printemps prochain ?

-Ah ! Mais non ! dit le chêne, tu mangerais mes glands et mes bourgeons. Va-t-en ! Le petit oiseau, voletant et sautillant, s’adresse au saule jaunissant, près de la rivière :

-Aimable saule, voulez-vous me laisser vivre dans vos branches jusqu’au printemps prochain ?

-Non vraiment, dit le saule, je ne loge jamais d’étrangers. Va-t-en !

Le pauvre petit oiseau, voletant et sautillant, errait dans la forêt.

-Où vas-tu donc ? lui demande le vieux sapin.

-Je ne peux pas voler avec mon aile cassée et personne ne veut m’abriter.

-Personne ? Viens chez moi. Tu t’installeras à l’abri du vent, du côté du soleil. Tu me tiendras compagnie et tu me chanteras des chansons.

Les autres arbres, étonnés, parlaient entre eux.

-Je ne me charge pas d’un inconnu, sifflait le bouleau.

-Je ne veux perdre ni mes glands, ni mes bourgeons, grondait le chêne.

-Je ne parle jamais à des étrangers, murmurait le saule.

La nuit suivante, le grand vent du Nord est venu galoper dans la forêt. Son souffle glacé a fait tomber toutes les feuilles, laissant les arbres nus. Mais il n’a pas soufflé sur les aiguilles du sapin qui avait bien voulu abriter le petit oiseau.

Et le sapin a gardé ses aiguilles tout l’hiver, et c’est depuis ce temps que le sapin reste vert toute l’année.

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